Le Tour d’Espagne pourrait encore durcir l’un de ses rendez-vous les plus redoutés. Selon AS, l’organisation de la Vuelta va étudier deux variantes d’accès à l’Angliru, en Asturies, qui intégreraient des portions gravel avant le final goudronné du célèbre col. Le parcours de l’édition 2027 n’est pas arrêté et aucune décision officielle n’a été annoncée à ce stade.
Deux chemins avant les pentes finales
La proposition a été avancée par José Antonio Muñiz, ancien maire de Riosa et président de l’association des Amis de l’Angliru. Les deux options reposeraient sur des chemins existants d’environ trois kilomètres. Ils rejoindraient la montée traditionnelle à proximité de Llagos, laissant alors aux coureurs un peu moins de cinq kilomètres pour atteindre le sommet, avec les passages les plus raides de l’ascension.
L’Angliru s’est construit une réputation particulière depuis sa première apparition sur la Vuelta, en 1999. La montée est connue pour sa longueur et ses pourcentages extrêmes, avec des rampes dépassant 23 %. Ajouter une approche non asphaltée ne changerait donc pas seulement la nature du revêtement : cela placerait les coureurs dans une séquence où le choix de trajectoire, la motricité et la gestion de l’effort pourraient peser avant même les derniers murs.
La priorité serait de rendre la course plus intéressante, pas simplement de la rendre plus difficile.
Cette ligne directrice est attribuée à Javier Guillén, directeur de la Vuelta. Présentée à l’organisateur, l’idée a reçu un premier accord de principe pour être examinée. Une équipe technique doit désormais se rendre sur place afin d’évaluer les deux passages. L’étude devra notamment déterminer si ces chemins peuvent convenir à une étape de grand tour et s’ils offrent un intérêt sportif suffisant.
Une réflexion nourrie par l’expérience de 2026
La Vuelta avait déjà utilisé une montée gravel lors de son édition 2026. Le passage vers El Bartolo avait marqué la course, notamment lorsque Enric Mas avait rejoint Tadej Pogačar au sommet de l’ascension. Cette séquence a contribué à faire évoluer la position de l’organisation, jusque-là réticente à employer ce type de revêtement dans un grand tour.
- Angliru : une ascension emblématique introduite sur la Vuelta en 1999 ;
- Projet étudié : deux variantes comprenant chacune environ trois kilomètres de gravel ;
- Final envisagé : moins de cinq kilomètres sur la montée classique jusqu’au sommet ;
- Décision : aucune confirmation du parcours 2027 pour le moment.
Le projet s’inscrirait dans une dernière semaine annoncée comme potentiellement montagneuse dans les Asturies. Lagos de Covadonga et Gamoniteiru figurent également parmi les ascensions envisagées, mais leur présence n’est pas confirmée. L’Angliru pourrait donc être retenu dans l’une des arrivées en altitude, sans que le tracé définitif ni le profil de l’étape soient encore connus.
| Élément | Situation au 2 novembre 2026 |
|---|---|
| Vuelta 2027 | Tracé non confirmé |
| Angliru | Ascension envisagée |
| Variantes gravel | Deux propositions à expertiser |
| Suite du dossier | Envoi d’une équipe technique |
La décision dépendra donc autant de la faisabilité des chemins que de leur capacité à produire une course différente. L’organisation ne cherche pas nécessairement à ajouter un obstacle spectaculaire à une montée déjà extrême, mais à mesurer ce que cette approche pourrait apporter au déroulement de l’étape. Tant que l’étude technique n’est pas achevée, l’Angliru gravel reste une hypothèse pour la Vuelta 2027.