BH renouvelle son Ultralight avec une orientation moins exclusivement centrée sur la montagne. Présenté le 2 novembre 2026, ce vélo de route conserve une recherche de légèreté, tout en intégrant un travail plus poussé sur la pénétration dans l’air, l’intégration des composants et le passage de pneus plus larges. La marque espagnole décrit un modèle destiné aussi bien aux ascensions qu’aux parcours rapides et aux descentes techniques.
Un cadre annoncé sous les 700 grammes
Le cadre constitue le principal axe de développement de cette nouvelle version. BH annonce une masse inférieure à 700 grammes, soit une baisse de 11 % par rapport à la génération précédente. Pour parvenir à ce résultat, le fabricant utilise des fibres de carbone Toray T1100G et le procédé de moulage HCIM, pour « Hollow Core Internal Molding ».
Selon BH, cette méthode permet de contrôler plus précisément la surface extérieure et la structure interne du cadre pendant sa fabrication. Elle vise notamment à limiter les défauts, les excédents de matière et les contraintes résiduelles liées au moulage. La marque indique avoir cherché à réduire le poids sans perdre la rigidité latérale et en torsion nécessaire à un usage orienté vers la compétition. Cette construction doit préserver le comportement réactif de l’Ultralight lors des accélérations, des changements de rythme et dans les montées.
Le travail aérodynamique élargi à un vélo léger
La nouveauté ne se limite toutefois pas à la balance. BH reprend sur l’Ultralight une partie du travail réalisé autour de son Aerolight. Le cadre adopte plusieurs solutions destinées à mieux guider les flux d’air et à réduire les turbulences :
- des profils de tubes de type Kammtail ;
- une fourche nouvellement intégrée à l’ensemble ;
- une tige de selle à vocation aérodynamique ;
- des jonctions entre les tubes retravaillées.
Le constructeur précise que la conception et la validation de ces choix ont reposé sur des simulations de dynamique des fluides numérique, ou CFD. Ces travaux ont été menés avec l’Université du Pays basque, également désignée par son acronyme EHU. BH ne détaille pas, dans les éléments présentés, de valeur chiffrée concernant le gain aérodynamique obtenu par rapport à l’ancienne génération.
Une plateforme pensée pour davantage de terrains
Avec cette évolution, BH cherche à rapprocher les caractéristiques d’un vélo de grimpeur de celles d’une machine plus polyvalente. L’Ultralight doit conserver sa capacité à accélérer rapidement dans les pentes, tout en permettant de maintenir des vitesses élevées sur le plat. La marque met également en avant son comportement dans les descentes techniques, sans réduire son usage aux seuls parcours montagneux.
Le dégagement de pneus accru participe à cette volonté d’élargir le champ d’utilisation, même si BH ne communique pas ici la largeur maximale acceptée. L’intégration plus poussée et le travail sur la fourche complètent cette évolution de conception. Le fabricant présente ainsi un vélo qui ne repose plus uniquement sur la réduction de la masse du cadre, mais sur un compromis entre poids, rigidité, aérodynamisme et facilité d’utilisation sur des profils variés.
| Élément | Donnée annoncée |
|---|---|
| Cadre | Carbone, moins de 700 g |
| Évolution du poids | -11 % par rapport à la génération précédente |
| Carbone utilisé | Toray T1100G |
| Procédé de fabrication | HCIM |
| Validation aérodynamique | Simulations CFD avec l’EHU |
Le nouvel Ultralight illustre donc une tendance désormais bien installée dans le vélo de route haut de gamme : les modèles conçus pour la montagne intègrent eux aussi des solutions aérodynamiques et une compatibilité élargie avec les pneus. BH conserve une priorité donnée à la masse et à la réactivité, mais ajoute des éléments destinés à rendre le vélo pertinent sur un éventail plus large de parcours.