Un participant meurt sur la course, la famille réclame des explications
Le 10 octobre 2026, Guy Giraudias, VTTiste de 61 ans et habitué du Roc d'Azur — qu'il disputait pour la 27e fois — s'est effondré vers le 39e kilomètre de l'épreuve. Trois semaines après le drame, ses filles, Élise et Clémentine, ont rendu publiques leur incompréhension et leur révolte face à la gestion du dossier par les autorités et les organisateurs.
Selon les éléments transmis par la famille et relayés par Var‑Matin et Nice‑Matin, les secours sont intervenus sur place et un épisode d'arrêt cardiorespiratoire a été constaté. La victime a été héliportée vers un poste médical avancé ; les causes médicales exactes du décès restent à déterminer et une autopsie a été ordonnée par le parquet de Draguignan.
« De nouvelles blessures viennent chaque jour raviver notre chagrin », ont déclaré Clémentine et Élise Giraudias.
Un courriel de « félicitations » envoyé au défunt
La douleur des deux sœurs a été aggravée par une découverte dans la boîte mail de leur père : treize jours après le décès, un message des organisateurs du Roc d'Azur aurait été adressé au compte personnel de Guy Giraudias, avec des formules de félicitations et des éléments de classement, détaillent les articles. Les deux femmes ont exprimé leur incompréhension et leur colère, estimant n'avoir reçu « aucun soutien des organisateurs » dans les jours qui ont suivi l'accident.
- 10 octobre 2026 : incident et arrêt cardiorespiratoire constaté au 39e kilomètre du Roc d'Azur.
- Intervention des secours : prise en charge sur place et hélitreuillage vers un poste médical avancé.
- Autopsie ordonnée par le parquet de Draguignan ; remise du corps possible seulement après les examens, avec date communiquée par le parquet (mentionnée dans les médias).
- Treize jours après, un courriel de la part des organisateurs, consulté dans la boîte mail du défunt, a réveillé l'indignation de la famille.
Attente judiciaire et douleur familiale
Les sœurs Giraudias, qui résident à près de 500 km du Var, ont raconté aux médias locaux les difficultés rencontrées pour obtenir des informations et avancer dans le deuil. Elles dénoncent notamment les délais liés à la procédure médico‑légale : la remise du corps ne serait pas possible avant le 2 novembre, selon le parquet de Draguignan cité par la presse.
Interrogées par Nice‑Matin, Élise et Clémentine ont aussi souligné le caractère profondément choquant du message automatique reçu par leur père alors qu'il était décédé : « Comment est‑ce possible ? Comment peut‑on recevoir un tel message alors que papa n’est plus là ? Comment accepter de voir son nom associé à une course qu’il ne terminera jamais, lui qui aurait dû rentrer auprès des siens ? »
Conséquences et points à suivre
Ce dossier pose plusieurs questions qui concernent les organisateurs d'épreuves populaires et les conducteurs de dispositifs médicaux sur les parcours :
- La gestion de la communication automatisée après une course et le suivi des participants en cas d'accident grave.
- Les délais d'accès aux résultats d'une autopsie et à la remise des corps pour les familles.
- Les procédures de soutien et d'information aux proches lorsqu'un incident survient sur une épreuve de masse.
À ce stade, la cause médicale précise du décès n'a pas été rendue publique et l'autopsie est en cours. Les demandes d'éclaircissements de la famille, relayées par la presse régionale, devraient amener des précisions de la part du parquet et, éventuellement, des organisateurs du Roc d'Azur.
| Date | Événement |
|---|---|
| 10/10/2026 | Arrêt cardiorespiratoire au 39e km du Roc d'Azur ; prise en charge et hélitreuillage. |
| ~23/10/2026 | Découverte par les filles d'un courriel de félicitations envoyé au défunt. |
| 2/11/2026 | Date indiquée par le parquet de Draguignan pour la remise du corps après autopsie (mentionnée par la famille et la presse). |