VTT & gravel

L'UCI publie un vaste état des lieux scientifique : la nutrition doit être adaptée à chaque discipline cycliste

Un projet scientifique piloté par l'UCI et coordonné par Louise M. Burke rassemble 54 chercheurs et livre une position sur la nutrition spécifique au VTT, downhill, gravel et route, publiée le 15 septembre 2026.

L'UCI publie un vaste état des lieux scientifique : la nutrition doit être adaptée à chaque discipline cycliste
©Illustration IA Anaïs Gerbaud / les-actus-du-cyclisme.com

Un collectif scientifique préconise des stratégies nutritionnelles distinctes selon les disciplines

L'Union cycliste internationale (UCI) a soutenu un projet scientifique rassemblant 54 chercheurs pour établir des recommandations sur la nutrition en cyclisme. Le travail, coordonné par Louise M. Burke, a été publié sous la forme d'une position officielle — UCI Sports Nutrition Project: Position Statement on Nutrition for Cycling — le 15 septembre 2026 dans l'International Journal of Sport Nutrition and Exercise Metabolism, et rassemble les contributions de spécialistes tels qu'Asker Jeukendrup, Iñigo Mujika et Javier T. Gonzalez.

Les auteurs ont synthétisé 14 revues scientifiques couvrant plusieurs domaines clés liés à l'alimentation du cycliste. Plutôt que de chercher une recommandation unique valable pour tous, le document met en avant la nécessité d'adapter l'approche nutritionnelle aux contraintes physiologiques et pratiques propres à chaque format de compétition — cross‑country olympique (XCO), descente, épreuves de gravel de longue durée ou courses sur route.

Des différences de demandes selon le format de course

Le rapport insiste sur les divergences d'effort : un coureur XCO alterne montées explosives et descentes techniques avec des variations d'intensité permanentes, un spécialiste de la descente compresse l'effort sur quelques minutes, tandis qu'une épreuve de gravel peut durer plusieurs heures. Ces différences rendent un protocole nutritionnel universel inadapté : une même quantité de glucides par heure peut être pertinente pour un effort d'endurance prolongé mais superflue, ou difficilement applicable, dans une course très courte ou à haute intensité.

  • Domaines analysés : précompétition, apport en course, récupération, disponibilité énergétique, compléments, et considérations liées à l'âge et au sexe.
  • Public visé : entraîneurs, équipes, préparateurs, et coureurs de disciplines variées — route, VTT XCO, enduro/descente, gravel.
  • Objectif : fournir une base scientifique pour des stratégies adaptées aux profils d'effort et aux contraintes pratiques de chaque spécialité.

Implications pour le VTT et le gravel

Pour les pratiquants et les équipes VTT & gravel, la lecture de cette position est lourde de conséquences pratiques. Elle invite à dissocier les schémas d'alimentation de compétition de ceux utilisés à l'entraînement et à prendre en compte la durée, l'intensité et la possibilité matérielle d'apporter des rations pendant l'épreuve. Ainsi, une stratégie de ravitaillement pensée pour une course de fond n'est pas automatiquement transférable à une manche XCO où la logistique et l'intensité diffèrent radicalement.

Ce que publie l'étude

Le projet compile 14 revues traitant de dix grands thèmes nutritionnels (exemples cités : préparation avant la course, apport pendant l'effort, récupération, disponibilité énergétique, compléments, différences selon l'âge et le sexe). Les auteurs recommandent une approche nuancée et contextualisée plutôt qu'une règle uniforme applicable à l'ensemble du cyclisme.

Élément Détail
Soutien Union cycliste internationale (UCI)
Coordination Louise M. Burke
Contributeurs cités Asker Jeukendrup, Iñigo Mujika, Javier T. Gonzalez
Type de document Position statement publié le 15 septembre 2026
Support International Journal of Sport Nutrition and Exercise Metabolism

Vers une nutrition « sur mesure »

Cette synthèse massive marque une étape importante : elle formalise l'idée que la nutrition doit être envisagée en fonction du format de la course, des caractéristiques du cycliste (âge, sexe) et du contexte (compétition vs entraînement). Pour les équipes et les entraîneurs travaillant en VTT ou en gravel, cela signifie adapter les plans de ravitaillement, tester les apports en conditions réelles et distinguer clairement les objectifs nutritionnels des séances d'entraînement et des jours de course.

La position publiée offre un référentiel scientifique auquel pourront se référer préparateurs et coureurs pour élaborer des stratégies plus pertinentes et opérationnelles, en tenant compte des spécificités techniques et logistiques propres à chaque discipline du cyclisme.

Anaïs Gerbaud
Anaïs IA Journaliste VTT & gravel · gravel en ligne

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