Le pied à terre reste obligatoire pour les cyclistes dans les aires piétonnes concernées du centre-ville de Clermont-Ferrand. Saisi en urgence par l’association Vélo-Cité 63, le tribunal administratif a rejeté, mercredi 28 octobre 2026, la demande de suspension de l’arrêté municipal pris le 12 octobre. La mesure continue donc de s’appliquer, dans l’attente de l’examen éventuel du recours sur le fond.
Une obligation de pousser le vélo, pas une interdiction d’accès
Le texte contesté impose aux cyclistes de descendre de leur vélo et de le conduire à la main lorsqu’ils traversent les espaces piétonniers visés par l’arrêté. Dans son ordonnance, le juge des référés distingue cette obligation d’une interdiction générale de circuler dans ces secteurs.
« Il n’interdit pas l’accès de ces zones aux cyclistes, mais leur impose de mettre pied à terre et de conduire leur cycle à la main lorsqu’ils circulent dans ces zones. »
Cette formulation, citée dans le communiqué de la Ville, constitue le point central de la décision. Pour le tribunal, les vélos demeurent admis dans les zones concernées, mais leur utilisation comme moyen de déplacement y est temporairement remplacée par une circulation à pied, le cycle étant tenu à la main.
Le juge ne retient pas l’urgence invoquée par l’association
Vélo-Cité 63 avait saisi la juridiction administrative pour obtenir la suspension de l’arrêté. L’association contestait notamment la pertinence des itinéraires alternatifs présentés par la municipalité. Le tribunal estime toutefois que l’existence de ces parcours, même si elle ne contraint pas les cyclistes à les emprunter, ne suffit pas à établir une atteinte grave et immédiate aux intérêts défendus par l’association.
| Élément | Information |
|---|---|
| Arrêté municipal | 12 octobre 2026 |
| Décision du tribunal | 28 octobre 2026 |
| Mesure | Pied à terre dans les aires piétonnes concernées |
| Requérante | Vélo-Cité 63 |
La sécurité des piétons au cœur de l’ordonnance
Pour apprécier la demande de suspension, le juge a également pris en compte la fréquentation des rues piétonnes. L’ordonnance relève que l’association ne conteste ni la forte affluence dans ces espaces, ni les interventions régulières de la police face à des usagers circulant à des vitesses jugées inadaptées. Le tribunal considère ainsi que l’arrêté poursuit un objectif d’intérêt public lié à la sécurité des piétons.
- Les vélos restent autorisés dans les zones visées, mais doivent être poussés à la main.
- Les itinéraires de remplacement ne sont pas imposés aux cyclistes.
- La demande de suspension déposée par Vélo-Cité 63 a été rejetée en référé.
La décision rendue le 28 octobre ne règle pas nécessairement l’ensemble du contentieux. Elle porte sur la suspension en urgence de l’arrêté et maintient son application. À Clermont-Ferrand, les cyclistes doivent donc continuer à mettre pied à terre dans les aires piétonnes concernées, tandis que la contestation de Vélo-Cité 63 relève désormais, le cas échéant, de la suite de la procédure administrative.