Le conducteur du SUV impliqué dans la mort de Paul Varry, cycliste de 27 ans tué à Paris en octobre 2024, a été remis en liberté sous bracelet électronique. La cour d’appel de Paris a ordonné son placement sous contrôle judiciaire, avec assignation à résidence sous surveillance électronique, a appris l’Agence France-Presse auprès d’une source judiciaire.
Cette décision intervient alors que l’automobiliste doit toujours être jugé par une cour d’assises pour meurtre. Les faits s’étaient produits boulevard Malesherbes, après une altercation, lorsque le conducteur avait emprunté une piste cyclable au volant de son véhicule et avait écrasé le jeune homme. La mort de Paul Varry avait suscité une forte émotion chez les cyclistes et relancé les discussions nationales sur la violence routière.
« Il n’existait plus aucun critère qui permettait de maintenir notre client en détention provisoire », ont déclaré ses avocats, Fabien Arakelian et Caroline Toby, auprès de l’AFP.
Les conseils du mis en cause ont estimé que la remise en liberté était une décision « logique et respectueuse du droit ». L’avocat de la famille de Paul Varry n’était pas joignable au moment où l’AFP a recueilli ces éléments. Le placement sous surveillance électronique ne modifie pas la qualification pénale retenue dans le dossier, ni la tenue à venir du procès.
Une remise en liberté contestée par le ministère public
Le parquet s’était opposé au maintien de la mesure décidée par la justice. Selon une source proche du dossier citée par l’AFP, le ministère public avait notamment évoqué un risque de fuite vers Israël, où le mis en cause disposerait d’« attaches », ainsi qu’un possible trouble persistant à l’ordre public.
La chambre de l’instruction avait ouvert la voie à cette évolution le 1er octobre, en demandant une enquête de faisabilité avant la décision définitive sur l’assignation à résidence sous surveillance électronique. La cour d’appel a finalement retenu ce dispositif, qui impose au conducteur de rester dans le cadre fixé par le contrôle judiciaire en attendant son procès.
La qualification de meurtre maintenue
La défense conteste la qualification de meurtre et affirme que son client n’a jamais eu l’intention de tuer. Cette ligne de défense n’a toutefois pas conduit, à ce stade, à l’abandon de la qualification retenue dans la procédure. L’ordonnance de mise en accusation maintient le dossier devant la cour d’assises, selon les informations rapportées par l’AFP.
| Éléments de la procédure | Situation |
|---|---|
| Victime | Paul Varry, cycliste de 27 ans |
| Lieu et période des faits | Boulevard Malesherbes, Paris, octobre 2024 |
| Qualification | Meurtre |
| Situation du conducteur | Contrôle judiciaire et bracelet électronique |
La mort de Paul Varry avait également conduit au lancement d’une mission gouvernementale contre la violence sur les routes. Deux ans après les faits, la procédure judiciaire se poursuit donc avec un accusé placé sous surveillance électronique, tandis que la qualification de meurtre reste au cœur du futur débat devant la cour d’assises.
- Le conducteur est assigné à résidence sous surveillance électronique.
- Le procès pour meurtre doit se tenir devant une cour d’assises.
- La défense conteste l’intention homicide, mais la qualification est maintenue à ce stade.