Les Championnats du Monde sur piste de Shanghai ont livré un premier indicateur important pour l’équipe de France d’endurance féminine. Au-delà des médailles, l’enjeu était déjà de situer les collectifs dans la course à la qualification olympique. Pour les Françaises, le rendez-vous s’est conclu par une 7e place en poursuite par équipes et une 4e position de Victoire Berteau dans l’omnium femmes. Un bilan qui ne satisfait pas pleinement l’encadrement, mais qui permet de mesurer le travail restant à accomplir.
Une hiérarchie encore très dense
Iris Sachet, entraîneure principale de l’endurance avec Samuel Monnerais, a replacé ces résultats dans leur contexte auprès de DirectVelo. Ce premier Championnat du Monde de la qualification olympique devait surtout servir à évaluer les chances françaises dans les disciplines appelées à compter pour la sélection. La poursuite par équipes masculine a terminé à la 4e place, tandis que les femmes ont pris la 7e place. Or, la qualification sera particulièrement sélective puisque seulement huit équipes pourront y accéder.
« C’est moyen mais on sait où elles en sont dans leur saison. Il leur manque des Watts par rapport aux années passées mais ça nous rend optimistes si on bosse pour retrouver leur niveau. »
Le constat formulé par Iris Sachet combine donc lucidité et volonté de progression. La performance féminine n’est pas présentée comme un échec définitif : elle révèle plutôt un déficit de niveau à combler dans un peloton international où les écarts sont réduits. L’encadrement estime que les coureuses doivent retrouver les références des saisons précédentes, tout en prenant la mesure d’une concurrence devenue particulièrement relevée.
Des discussions à mener avec les équipes
Pour progresser, la sélection nationale devra aussi composer avec les exigences du calendrier sur route. Les coureuses appartiennent à des groupes sportifs qui ont leurs propres objectifs et ont besoin de leurs effectifs. Iris Sachet insiste ainsi sur la nécessité d’échanger avec les équipes afin de dégager les conditions de travail permettant aux spécialistes de l’endurance de consacrer davantage de temps à la piste.
- Poursuite par équipes femmes : 7e place à Shanghai.
- Omnium femmes : Victoire Berteau termine 4e.
- Qualification olympique : une concurrence limitée à huit équipes en poursuite par équipes.
- Encadrement : Iris Sachet et Samuel Monnerais dirigent l’endurance française.
Le cas de Victoire Berteau illustre directement cette problématique. La Française a changé d’équipe et a défendu son projet sur piste, mais les échanges avec sa nouvelle formation n’avaient pas encore débuté au moment de l’entretien. Benjamin Thomas, attendu par Cofidis, a de son côté déjà constaté qu’un investissement plus important sur la piste serait nécessaire pour faire progresser son niveau malgré ses qualités.
Un chantier ouvert pour les prochaines échéances
La France repart donc de Shanghai avec deux médailles d’argent dans l’endurance, obtenues dans l’Américaine femmes par Marion Borras et Clara Copponi, puis dans la course aux points hommes avec Benjamin Thomas. Mais, pour le secteur féminin, l’essentiel se situe ailleurs : la 4e place de Victoire Berteau confirme une capacité à jouer les premiers rôles, tandis que la 7e place de la poursuite souligne l’urgence de renforcer le collectif.
Le premier rendez-vous de la qualification olympique a ainsi fixé une ligne de travail claire : retrouver de la puissance, coordonner davantage les projets entre la sélection et les équipes, et réduire l’écart avec les nations les mieux structurées. Dans une campagne où chaque place peut peser lourd, les Françaises disposent désormais d’un état des lieux précis pour préparer la suite.