Un Giro taillé pour attirer les grands noms du général
Dans le podcast On connaît nos classiques diffusé par la RTBF, plusieurs intervenants ont évoqué la possibilité que le Tour d'Italie modifie son tracé pour séduire Remco Evenepoel. Selon Gérard Bulens et d'autres invités, les organisateurs disposent d'une marge de manœuvre pour augmenter la part des efforts contre‑la‑montre et orienter ainsi la course vers des coureurs capables de briller dans cet exercice.
Choix stratégique pour les champions : Giro ou Tour ?
Le débat part d'une remarque sur la difficulté de cumuler Giro et Tour à un haut niveau. Jérôme Helguers rappelle, en s'appuyant sur les propos d'un manager d'Evenepoel, que seul Tadej Pogačar serait aujourd'hui en position de cumuler Giro et Tour en visant un podium sur les deux épreuves. Cette hypothèse met en lumière l'impératif de choix pour les ambitions sportives et la planification des saisons des leaders.
« Si on se fie aux propos du manager de l’équipe d’Evenepoel, enchaîner Giro et Tour de France, il n’y a que Pogacar qui peut le faire », a‑t‑il déclaré à RTBF.
Face à cette contrainte, Gérard Bulens et ses confrères imaginent qu'un Giro remodelé — notamment par l'ajout de kilomètres de contre‑la‑montre — pourrait devenir suffisamment attractif pour pousser Evenepoel à s'y engager. La possibilité d'augmenter la longueur des chronos est présentée comme un levier direct pour attirer des coureurs qui excellent dans l'effort solitaire.
Les conséquences sportives et tactiques
- Impact sur la sélection : un Giro davantage axé sur le chrono favoriserait les coureurs complets et pourrait modifier les choix d'équipe entre Giro et Tour.
- Adaptation physique : enchaîner deux grands tours avec de longues contre‑la‑montre impose des arbitrages de préparation et de poids corporel, problème soulevé par les intervenants.
- Incidence sur la communication : un parcours attractif pour Evenepoel serait aussi un argument marketing pour les organisateurs en quête de têtes d'affiche.
La discussion aborde également la question du compromis entre puissance et légèreté. Certains invités, comme Alana Castrique, mettent en garde contre une stratégie qui consisterait à chercher à perdre du poids au détriment de la puissance au contre‑la‑montre : gagner une course se fait avec ses qualités propres, a‑t‑elle fait valoir.
Éléments factuels et positions exprimées
Les intervenants n'ont pas présenté d'annonce officielle des organisateurs du Giro ; ils commentent des scénarios plausibles et rappellent que les concepteurs de parcours peuvent, selon eux, ajouter des kilomètres de chrono si l'objectif est d'attirer des leaders comme Evenepoel. Ce propos relève d'une analyse et non d'une confirmation d'un changement de calendrier.
| Intervenant | Position citée |
|---|---|
| Jérôme Helguers | Rappelle la difficulté d'enchaîner Giro et Tour; cite le manager d'Evenepoel sur la supériorité de Pogačar pour cumuler les deux |
| Gérard Bulens | Estime que les organisateurs du Giro peuvent adapter le parcours pour attirer Evenepoel |
| Alana Castrique | Met en garde contre la perte de puissance liée à une recherche excessive de maigreur |
Ce que cela implique pour la saison à venir
Si le Giro décidait d'augmenter la part des épreuves individuelles contre‑la‑montre, les équipes et les coureurs auraient à reconsidérer leurs programmes. Un tel mouvement pourrait redistribuer les cartes entre ceux qui misent sur le Giro et ceux qui préfèrent se concentrer sur le Tour. Pour l'heure, il s'agit d'une hypothèse discutée dans un podcast : aucun organisme officiel n'a annoncé de modification concrète du parcours.
Reste que la simple possibilité d'un Giro « réécrit » pour attirer des leaders comme Remco Evenepoel montre combien la conception des parcours reste un outil puissant pour les organisateurs de courses, capable d'influer sur les choix de préparation, les prises de risques et la dynamique des saisons des meilleurs coureurs.