Geraint Thomas remet en cause la neutralisation des temps à Paris
La présentation du parcours du Tour de France 2027 relance un débat récurrent : faut‑il neutraliser les temps lors du final parisien, notamment sur le circuit de Montmartre ? Sur le podcast Watts Occurring, Geraint Thomas — ancien vainqueur de la Grande Boucle et identifié par la source comme directeur de la course chez INEOS — a exprimé son opposition à cette pratique.
« Expliquez‑moi ça. Vous roulez sur des pavés, vous prenez des risques insensés pendant toute la course. Pourtant, ils n’arrêtent jamais le chronomètre. » — Geraint Thomas, sur le podcast Watts Occurring
Thomas estime que, malgré la spécificité et la dangerosité de certains passages du circuit parisien, le classement général ne devrait pas être figé avant les derniers tours. Selon lui, la sécurité ne saurait justifier la neutralisation des temps si l'on accepte les mêmes risques sur le reste des 20 journées de course.
Un final favorable aux sprinteurs mais contesté
Le tracé 2027 prévoit une dernière étape plus adaptée aux sprinteurs après une troisième semaine marquée par la montagne jusqu’à la 19e étape. Dans ce contexte, la neutralisation des temps sur le circuit de Montmartre serait censée protéger les leaders du général dans l'ultime déroulé de la course. Geraint Thomas réfute cet argument de sécurité et réclame une cohérence : soit on accepte les risques partout, soit on modifie l'approche.
- Point de friction : maintien ou arrêt du chronomètre sur le circuit de Montmartre;
- Enjeu sportif : préserver la possibilité de bouleversements au classement général lors de la dernière journée;
- Question de sécurité : confrontation entre protection des coureurs et spectacle sportif.
Outre cette critique sur la neutralisation, Thomas a livré une analyse des favoris du prochain Tour : il voit Tadej Pogačar comme le grand favori pour un sixième succès et estime que Remco Evenepoel pourrait profiter des premières étapes pour s'emparer du maillot jaune avant la montée des grandes difficultés en montagne, toujours selon la même intervention rapportée par la source.
Conséquences et perspectives
La prise de position d'un responsable de course reconnu alimente un débat qui concerne plusieurs acteurs : les organisateurs, la direction de course, les équipes et les coureurs. Deux questions se posent désormais clairement :
- Les organisateurs du Tour et la direction de course maintiendront‑ils la pratique de neutraliser les temps sur certains circuits urbains, en invoquant la sécurité ?
- Les équipes et les leaders accepteront‑ils qu'une dernière étape puisse encore influer sur le classement général, alors même que le parcours de 2027 paraît favoriser les sprinteurs pour la 20e étape ?
Si la polémique gagne en intensité, elle pourrait conduire les organisateurs à clarifier officiellement la position de la direction de course et les règles applicables aux étapes finales sur circuits urbains. Pour l'instant, la critique de Geraint Thomas place la question sur la table et relance le débat sur l'équilibre entre sécurité et intégrité sportive au sein de la Grande Boucle.
| Élément | Information |
|---|---|
| Source de la déclaration | Podcast Watts Occurring (relaté par Sports.fr) |
| Intervenant | Geraint Thomas, directeur de la course chez INEOS, ancien vainqueur du Tour |
| Point contesté | Neutralisation des temps sur le circuit de Montmartre lors de la dernière étape |