Un camp international pour préparer la saison 2026‑2027
Le Centre Mondial du Cyclisme UCI (CMC UCI) à Aigle a servi cette semaine de laboratoire pour la relève du cyclo‑cross : 20 jeunes athlètes âgés de 16 à 20 ans, venus de 11 pays, ont suivi un programme mêlant théorie et pratique afin d’affiner leur préparation en vue de la saison 2026‑2027.
Organisé dans l’enceinte même du CMC UCI, le stage a rassemblé douze hommes et huit femmes originaires d’Autriche, Croatie, Estonie, Grande‑Bretagne, Hongrie, Japon, Lituanie, Slovaquie, Suède, Suisse et Ukraine. L’objectif affiché par l’UCI est clair : améliorer les compétences techniques et la préparation globale de jeunes coureurs susceptibles d’évoluer sur la scène continentale et mondiale.
Un encadrement expérimenté et des contenus exigeants
Le noyau d’encadrement était composé de trois entraîneurs : Ed Collins (Irlande), Matthew Ellis (Grande‑Bretagne) et Eva Lechner (Italie), ancienne athlète internationale. Les sessions en salle ont porté sur des thèmes variés et essentiels pour une carrière professionnelle : questions médicales, lutte contre le dopage et gestion des réseaux sociaux.
- Technique et entraînement : séances pratiques sur le parcours du CMC UCI.
- Éthique sportive : modules anti‑dopage et prévention.
- Communication : usage optimal des réseaux sociaux pour la carrière.
Le camp n’est pas une initiative isolée : il existe depuis 2004 et a été lancé à l’époque par le Néerlandais Adrie van der Poel, champion du monde UCI de cyclo‑cross en 1996. Depuis, l’UCI maintient ce rendez‑vous annuel pour faire émerger des talents de zones moins traditionnelles du cyclo‑cross.
Liens directs avec la compétition
Après quatre jours d’entraînement, la majorité des participants prendra part à l’Eagle Cross — la troisième manche de l’Omnium Romand — le samedi 24 octobre. La course se déroule sur le site et aux abords du CMC UCI, offrant aux jeunes la possibilité d’évaluer leurs acquis dans des conditions de course réelles et de se mesurer à des plateaux structurés.
L’encadrement s’est élargi au‑delà des trois entraîneurs : quatre autres coachs, venus du Costa Rica, de Croatie, d’Estonie et du Japon, ont suivi en parallèle un cours d’entraîneur UCI de niveau 2, dispensé par le Britannique Mark Adams. Cette double dynamique — formation de coureurs et formation d’entraîneurs — illustre la démarche intégrée de l’UCI pour renforcer les réseaux nationaux et régionaux du cyclo‑cross.
| Pays représentés | |
|---|---|
| Autriche | |
| Croatie | |
| Estonie | |
| Grande‑Bretagne | |
| Hongrie | |
| Japon | |
| Lituanie | |
| Slovaquie | |
| Suède | |
| Suisse | |
| Ukraine |
Pour le cyclo‑cross, ces initiatives sont un investissement à moyen terme : en professionnalisant la formation technique, médicale et éducative des jeunes, l’UCI cherche à homogénéiser le niveau de la discipline et à offrir des opportunités à des athlètes issus de fédérations émergentes. La présence de course (l’Eagle Cross) immédiatement après le stage permet d’observer les progrès et d’intégrer l’expérience en compétition.
Sur le calendrier, ces camps prennent une dimension stratégique : ils interviennent avant le lancement des grands rendez‑vous (Coupe du monde, Championnats continentaux) et servent de rampe de lancement pour des coureurs qui, à 16–20 ans, entrent dans les catégories d’avenir du cyclo‑cross international.